Les médias dressent immanquablement le portrait du fonctionnaire cupide qui avale la part du lion des retraites. Vient ensuite le contractuel qui doit se contenter de moins. Et enfin, il y a les indépendants qui sont presque condamnés à la mendicité. Ce tableau est loin d’être complet. Il suffit de googler pour révéler les aspects cachés suivants.
Le contractuel a droit à un deuxième pilier contrairement au fonctionnaire. Ce deuxième pilier est versé par l’employeur au moment du départ à la retraite. Ce jour-là, le contractuel percevra ce montant dans son intégralité. Ceci est particulièrement utile lors de l’achat d’un appartement à louer. L’argent est investi dans l’immobilier et génère à son tour de l’argent. Un fonctionnaire ne perçoit à aucun moment un tel montant de la pension qui soit suffisamment important pour investir dans l’immobilier.
L’indépendant a également droit à un deuxième pilier. Il existe différentes formules pour cela, dont la PLCI ou Pension Libre Complémentaire pour les Indépendants. Et les indépendants ont encore un avantage face aux contractuels. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’âge de la retraite pour pouvoir investir.
Certes, tous les contractuels ne perçoivent pas un deuxième pilier. Tous les indépendants n’ont pas les mêmes possibilités financières et ne peuvent dès lors se permettre un contrat avantageux pour la retraite. Mais si les médias regroupent tous les montants et les divisent en moyennes sur trois catégories d’employés, alors les faits ci-dessus appartiennent également aux graphiques des médias et aux débats sur les pensions belges.
