Tout comme les contractuels et les indépendants, le fonctionnaire statutaire travaille pour un employeur : les autorités. Il peut s’agir d’autorités locales, régionales ou fédérales. Vous trouverez la page suivante sur le site bruxellois :
Les autorités versent des pensions par le biais du premier pilier aux fonctionnaires, aux travailleurs contractuels et aux indépendants. Mais les autorités versent également une pension aux fonctionnaires en leur qualité d’employeur. C’est aussi la raison pour laquelle le fonctionnaire statutaire n’a pas droit à un deuxième pilier. Les autorités paient les pensions à la fois en tant que autorités et en tant qu’employeur. Mais dans les comparaisons des pensions des fonctionnaires, des contractuels et des indépendants, on aime oublier que dans le cas des fonctionnaires, les autorités sont aussi un employeur (méconnu).
C’est pourquoi il est également important de comparer le montant de la pension versée au fonctionnaire par les autorités et l’employeur avec le montant de la pension versée au contractuel et a l’indépendant par les autorités et leur employeur respectif.
Pour donner un exemple : un fonctionnaire retraité de l’éducation reçoit une pension des autorités et de l’employeur une fois par mois. C’est le premier pilier du fonctionnaire et il n’y a pas de deuxième pilier. Les autorités et l’employeur sont un seul et même organisme et paient donc un montant total.
Un retraité engagé par Electrabel reçoit une pension des autorités une fois par mois. Au début de la pension, l’employeur Electrabel verse également au rétraité un montant correspondant au deuxième pilier. Et dans certains cas, cela peut être assez élevé. Par exemple, je connais un salarié exerçant une fonction de direction qui a touché un montant de 16 millions de francs belges ou 400 000 euros au début des années 1990. Et ce montant fait donc partie de la pension cachée.

